Vendredi 22 janvier 2010
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Une étude britannique a estimer que les comédies romantiques nous poussaient à idéaliser l’amour et
donc, parallèlement, nuisaient à nos relations personnelles. Pour nous balancer cette affirmation les anglais ont dû faire appel à des chercheurs. Oui, des scientifiques. Tout ça pour ça, vous
allez me dire. Et bien moi, simple nana à l’esprit parfois tarabiscotée, peut vous affirmer sans sondage, calculatrice et autres trucs de génies, que les comédies romantiques sont réalisés afin
de nous aider à ouvrir les yeux sur nos propres histoires d’amour. Qui sont franchement merdiques pour la plupart si vous me le permettez.
Prenons quatre exemples.
En 1989, Rob Reiner réalise l’incontournable « Quand Harry rencontre Sally ». L’histoire
est simple : A la fac, Harry et Sally s’entendent comme chien et chat. Cinq ans plus tard, ils se rencontrent dans un aéroport. Ils sont tous deux fiancés. Après cinq autres années, ils se
rencontrent à nouveau et de par leur situation commune, qui est difficile, ils se lient d’amitié. Le temps passe et ils ne peuvent admettre qu’une chose : ces deux là sont faits l’un pour
l’autre. Bref, vous l’aurez comprit, il s’agit de l’habituel « je t’aime moi non plus » qui joue ici sur l’amitié homme/femme. En regardant ce film tu te dis : « Ben ouais merde,
moi aussi j’aimerai avoir une relation pareille avec un mec et puis qu’un beau jour on finisse par se rendre compte que nous deux c’est pour la vie et que nos cœurs loupent un battement dès que
l’on se regarde dans le blanc des yeux. » Ben franchement, non les filles. Déjà, moi, lorsque je regarde ce film je n’ai aucune envie d’être à la place de Sally. Au niveau du
Harry qui n’a pas d’humour, qui m’est physique antipathique et qui me pousserait presque à aimer le célibat. Non, vraiment le touche pipi entre copain comme cochons ne m’a jamais
tenté.

En 1990, Garry Marshall nous rend folle avec son fameux « Pretty Woman ». Le genre de
fille qui nous rend jalouse, dégoutée et au bord d’une crise de foie à cause du chocolat qu’on s’est envoyée tout du long. Julia Roberts nous donne envie de partir en Chine afin de nous faire
agrandir. Ben ouais quoi, il n’y a pas de justice : Julia elle a des jambes qui sont probablement aussi grande que moi (des pieds à la tête), un sourire qui nous met hors concours et des cheveux
dans lesquels n’importe qui auraient envie de se cacher. Julia, tu sors. L’histoire est un véritable cliché qui pourtant se laisse regardé : la prostituée et l’homme d’affaire puissant. Au final,
il nous fait le remake du Prince Charmant (que j’aime appeler Ken) en se ramenant sous le balcon de la
miss avec un bouquet de fleurs. Et en plus de ça, il combat sa peur du vide afin de lui rouler une galoche. Si c’est pas un homme ça. Tout ça pour dire que nous aussi on aurait aimer être une
catin qui se fait courtiser par un homme d’affaire riche et craquant. Ils sont trop forts les
Américains !


En 1991, Roger Michel nous pond « Coup de foudre à Notting Hill » et là le monsieur me
ravit. L’histoire est romantique à souhait avec Anna Scott, l’actrice la plus célèbre d’Hollywood et un charmant libraire du nom de William Thacket. Depuis que j’ai vu ce film, il est vrai que
j’ai tendance à croiser très fort les doigts lorsque je rentre dans une librairie, espérant avoir autant de chance qu’Anna. Sauf que je suis ni célèbre, ni actrice, ni une bombe rousse
incendiaire et que dans la vraie vie mes libraires, à moi, ils ont une quarantaine d’année, de petites lunettes rondes et le crâne dégarnis.


Enfin, le film que j’ai dû regarder une centaine de fois, pour le plus grand malheur de mes proches,
« Le journal de Bridget Jones » de Sharon Maguire, sorti en 2001. Bon encore une fois, ce films nous pousse à détester notre vie : Mark et Daniel nous donneraient envie
de faire des choses peu catholiques, surtout que ces deux bombes se battent pour se récupérer notre petite Bridget. Elle est, à mes yeux, l’Héroïne des comédies romantiques. Un peu gauche, ayant
des formes, fumant comme un pompier et tellement franche qu’elle n’hésite pas à dire les pires conneries. Mais le problème est là. Bridget on te déteste.


Parce que voilà, le problème avec ce genre de film c’est que l’on s’est toute imaginée dans des situations
similaires. Sur le bord d’un quai, attendant un train, et paf collision avec le prince charmant qui nous aide à ranger nos affaires éparpillés sur le sol dans notre valise. Grande et belle
histoire d’amour, ayant en fond sonore les violons et le cui-cui perpétuel des oiseaux sur le rebord de notre fenêtre. Rencontre avec un acteur célèbre qui ne craque que pour nos beaux yeux et
nos petites brioches (je m’investis trop là). Bref, STOP ! Les filles, faites comme moi, optez pour un bon film d’horreur, un drame, une comédie tout sauf romantique. Les films d’amour ça va deux
secondes mais réveillez vous. Et pour celles qui vivent une histoire d’amour fabuleuse telle que Bridget ou autre congénère, je vous prie de ne pas nous en parler. On risquerait de partir à votre
recherche afin de vous arrachez les cheveux.
Prenez soin de vous, L.